Carte des grandes distances ( — long courrier)


Paris, ballet de mains (Jean-Luc Godard)


Pour une topologie des silences

“Qui ne sait celer ne sait aimer” (citation d’introduction d’Économie Libidinale, Jean-François Lyotard, 1974) : toujours sous le choc Lyotard, une intervention de Claire Pagès sur le silence (démarrage de l’extrait à 39:34, fin à 39:54). Communication enregistrée dans le cadre du colloque international “Lyotard et le langage” les 9 – 10 – 11 avril 2015 sur le site de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne et de la Bibliothèque Sainte-Barbe. Comité d’organisation : Corinne Enaudeau, Frédéric Fruteau de Laclos, Gérard Raulet.


“Dîtes-le avec un disque”

Au cours des années 60, sont apparues dans certaines grandes villes du monde, des cabines publiques d’enregistrement phonographique. Sur le modèle du Photomaton®, elles permettaient au passant, pour quelques «pièces», de réaliser son propre enregistrement d’environ 1 minute et 30 secondes et de repartir avec un souvenir sonore. Un exemplaire unique, sous la forme d’un disque 45 tours, devenait le témoin fragile d’un instant d’intimité où tout devenait possible. Hors-circuit commercial, ces disques étaient condamnés à rester dans l’anonymat : propos spontanés, chansons approximatives, déclarations d’amour, lettres de rupture, bavardages, rigolades entre amis, engueulades, journaux intimes, imitations, confessions, de déchirantes marques d’affection, de l’ennui parfois… Avec le temps, ils se sont abîmés, ont été perdus. Quelques exemplaires réapparaissent ça et là au détour d’un vide grenier ou d’une maison bazardée. Une qualité sonore incertaine, des documents parfois dérisoires mais autant de pistes transfigurant un imaginaire collectif, révélant des plages sonores inédites : Elia David, Patrice Caillet et Adam David ont collecté plusieurs de ces enregistrements (disques anonymes trouvés) et édité une compilation de 15 titres sur disque 33t vinyle mono-face | Plus d’informations


Fountain, Rathaus Neukölln

Fountain, Rathaus Neukölln, Studio Walter 2018


Journal d’un indécis – Joel Bartolomeo

Sur l’amour, le don, le lien, la création ; l’affirmation, la voix, le regard ; la vérité du visage ; la totale sincérité, la vérité et l’exigence de les approcher ; l’âme, le charme et l’art mais aussi l’apprentissage de la langue allemande, le travail et ses différentes tables dans lesquelles je ne peux que me projeter : Joel Bartolomeo vient de mettre en ligne un grand film, « Journal d’un indécis », œuvre de trois ans de réflexion, de travail et de choix que je trouve très fort et que je salue, qui porte sur l’hésitation amoureuse mais qui est aussi un immense portrait de Lili, personnage central de sa vie de famille et de ses premières vidéos, peut-être de son œuvre, de la même façon qu’il présente un long texte, puissant, de son amie Françoise sur des abus sexuels d’enfance. Un long format prenant, qui confirme tout en emmenant un peu plus loin l’écriture singulière de l’artiste : une production vraiment réussie qui, je lui souhaite, trouvera sa circulation à Paris comme à Berlin, ici | Site de Joel Bartolomeo | Filmographie | Vimeo | Lili Bartolomeo dans Artmag


Yusra Mardini par Rineke Dijkstra

Yusra Mardini photographiée par Rineke Dijkstra à Berlin pour le numéro de Vogue d’avril 2017, alors que son père Izzet m’aide à perfectionner ma nage à la piscine, et que je travaille, avec Marlène Archer, aux fondations de l’exposition de Collection Morel sur la Maternité qui, je l’espère, verra le jour dans deux ou trois ans, et présentera d’autres photos de Rineke Dijkstra (Julie, Tecla, Saskia, 1994) | L’histoire de Yusra Mardini, réfugiée syrienne et nageuse olympique, sur le site de Vogue | Wikipedia


Leonora Carrington – Carte d’En bas

Légende de la carte d’En bas:

A. – Lieu désert ; cimetière de Covadonga.
B – Haute muraille entourant le jardin.
X. – Grille du jardin.
1. – Villa Covandonga.
2. – Radiographie.
3. – Villa Pilar.
4. – Pommiers et vue sur Casa Blanca et sur la vallée.
5. – « Afrique ».
6. – Villa Amachu.
6b. – Arbre.
7. – « En Bas ».
8. – Jardin potager.
9. – Tonnelle et caverne.
10. – « Quartier » de Don Mariano.
11. – Rue « du Monde extérieur ».
a. – Ma chambre « En Bas », l’éclipse et les limbes.
b. – Le repaire.
c. – La bibliothèque.

Grande allée d’ « En Bas ».

Via Dormira Jamais, Lettre à Henri Parisot, par Leonora Carrington

“Je suis ma maison” Leonora Carrington, via Yvette Sánchez


“Le Mal”, ennemi en embuscade

“(…) le mal n’est pas un mystère, si on nomme mystère “une réalité d’une telle intensité que, à mesure qu’il s’y engage, l’esprit ne parvient pas à la circonscrire”. Dieu est un mystère, ou l’univers, ou la vie, ou l’amour – mais il n’y à pas de mystère du mal, “pour la bonne raison que celui-ci n’a pas d’essence, aucune densité: à titre de vide, de corrosion, il est un “rien”.”

“(…) la lézarde qu’il laisse voir au sein du bien, la présence de l’échec au sein du projet, de la rupture au sein de l’amour, de la malveillance au sein de la bonté, de l’orgueil lové dans l’humilité, du mensonge au creux de la confiance, de l’offense au milieu du respect”

“Si l’homme est fasciné par le mal, c’est qu’il perçoit confusément qu’en le commettant il serait “enfin” la cause première de “quelque chose”. Le voilà enfin au niveau de Dieu.”

Robert Maggiori,Le Mal – Ennemi en embuscade sur “Le mal” de François-Xavier Putallaz, Éditions du Cerf in Libération du jeudi 23 novembre 2017.

Également : The Chap, “I am the emotion”, démo, 2017 ; Evan Crankshaw, “Papillon”, ongoing movie project, still on works, 2017 | Peinture d’illustration : Iveta Plna (voirLa visite de l’ombre, Studio Walter, 2015).


Somos plenamente libres

“(…) l’exercice de l’autonomie active de ces femmes, en tant que sujets de réflexion et de création, vers la pleine liberté” (José Jimenez, professeur d’Esthétique et Théorie des Arts à l’Université Autonome de Madrid, commissaire de l’exposition) / (“Pour elles, le surréalisme était la manière de prendre conscience de leur être, d’explorer leurs pensées et sentiments les plus profonds et de construire leur identité, en reflétant les expériences passées et présentes, les peurs, les espoirs et les désirs“) : exposition Somos plenamente libres. Las mujeres artistas y el surrealismo, du 10 octobre 2017 au 28 janvier 2018 au Musée Picasso de Málaga.


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