Machines célibataires / Littérature portative

“Écoute, maintenant je me souviens. Je pense que tout a commencé – je veux dire ma nouvelle – lors d’un voyage à Paris vers 1983. Je suis allé voir une exposition sur les machines célibataires de la littérature au Grand Palais. Je me souviens que le titre de l’exposition m’ a beaucoup intrigué. J’ai été plus tard surpris par ce que j’ y ai vu. J’admirais Raymond Roussel et ses machines, et voir certaines d’entre elles reproduites dans l’exposition, à côté des machines de Kafka ou de Duchamp, m’ a marqué. Et, bien que je ne comprenais pas exactement ce que c’était, j’aimais aussi le concept de femme fatale et, si la mémoire ne me trahit pas, dans cette exposition, il y avait plus d’une machine qui fonctionnait comme telle, comme une femme fatale. Tout cela a créé en moi une atmosphère créative autour de l’idée littéraire des machines célibataires et j’ai fini par faire un article sur le sujet, un article un peu fou que j’ai publié dans La Vanguardia, dont j’ai souvent collaboré aux pages culturelles, sous la tutelle d’Ana Basualdo. Par la suite, je me suis rendu à Majorque et j’ai acheté un livre d’un érudit local – bien qu’il soit aussi universel, malgré le fait qu’il soit injustement peu connu -, Cristóbal Serra. C’était un livre d’aphorismes. Et l’un d’entre eux était une réflexion sur les avantages de la brièveté. J’ai emmené le livre de Serra dans tous les bars de Majorque. Et dans l’un de ces bars, après quatre verres, il m’est venu à l’esprit que mon article, déjà publié dans La Vanguardia, aurait pu s’appeler Brève histoire de la littérature mobile, et je l’ai écrit dans les pages du livre de Serra (je garde encore ces gribouillis écrits sur le bar d’un horrible bar de Palma, déjà disparu, appelé La Polilla).  Quelques heures plus tard, j’ai changé le titre, qui est resté dans L’histoire abrégée de la littérature portative. Je l’ai modifié – je me souviens – sur une terrasse au soleil, très loin de La Polilla. Et tout près de Sterne.” – Enrique Vila-Matas, “Version dissidente de l’histoire abrégée de la littérature portative” | Lire en espagnol sur le site d’Enrique Vila-Matas | Ayudante de Vilnius


Chapitre des Ombres

Mon exposition “Chapitre des Ombres” à la Bibliothèque Nationale d’Argentine, à Buenos Aires, qui aura lieu du 10 novembre au 3 décembre 2017, est enfin annoncée ! Avec une vidéo, “Nous sommes des machines célibataires”, en collaboration avec Pierre Bastien autour d’un texte dévoilé pour la première fois à Montreuil à la Semaine du Bizarre en 2016, l’édition d’un livre et d’une fausse couverture à emporter. Je suis très heureuse de cette nouvelle étape de Collection Morel qui m’a permis, alors que le livre édité pour l’occasion est en cours de finalisation, d’apporter un nouveau chapitre à l’exposition des Machines célibataires qui a eu lieu en 2016 au Lieu unique. Sur une invitation d’Alberto Manguel, avec la grande complicité d’Ariel Dilon | Collage : “L’ombre de Marcel Duchamp”, 2017


Walter Geist

Le petit fantôme de Berlin, tandis que je travaille à la finalisation de mon livre sur les ombres, les profils et les esprits. Avec une pensée pourGhost Knigi ! (Benjamin Sommerhalder, Éditions Nieves, Zurich, 2011)


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